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    * L'ENCRIER * « Le Ticket »

     

     

           Aux haltes réverbères et boulangerie pendant la balade matinale du clebs, Émile, petit vieux racorni au clapoir aboyant ajouta un arrêt. Aujourd’hui vendredi 13, fallait pas rater la « Super-gnotte » ! Quinze patates pour deux balles, le rapport était juteux ! Le grincheux n’avait jamais rien palpé, et contrairement à l’adage, n’avait pas été plus heureux en amour. Il vivait seul dans son deux pièces cuisine avec un chien, une chose sans marque ni millésime récupéré à la S.P.A. un jour de portes ouvertes. Il voulait juste une compagnie à qui parler, un truc vivant quoi. Une bestiole qui saurait encaisser son tempérament autant qu’il pourrait supporter le sien. Parce que les chats qu’il trouvait trop individualistes ou les piafs qui vous écornent les tympans toute la matinée et terminent à midi enfouis sous un torchon de cuisine, non ça, ce n’était définitivement pas pour lui. Plutôt un clebs, ouais, c’était pas mal ça, un clébard. Encore que, ce n’était pas sûr... « Fallait y voir »... Pas un mahousse « qui vous englouti vingt steaks par jour, parce que ça finit par douiller c’te histoire », ni un cador « qui gueule sans cesse à vous exploser les cages à miel ». Non un truc normal quoi... Ni trop petit ni trop gros. Quand soudain au hasard d’une allée, son palpitant avait été secoué comme une breloque par les petits yeux tristes d’un avorton de corniaud qui lui donnait déjà la patte.

           Un rogneux, mais un bon fond quand même, l’Émile...

     

           C’est vrai qu’à Calamar-les-Flots, passée la période dite estivale drainant quelques baigneurs, en dehors des ragots lustrés au bord du zinc chez Marcel et entre les allées saucisses-poireaux du marché le vendredi matin, il ne se passait pas grand-chose. À peine zébré de l’ancienne nationale, désertée depuis que la direction de l’équipement avait refoulé le peu de trafic sur un beau ruban noir tout neuf évitant soigneusement le centre-ville, avec quelques malheureuses rues de travers, le patelin n’avait rien de fringant ! Le peu de jeunesse s'était s’évaporé aussi vite que l'unique hôtel refermait ses volets aux premières équinoxes. L’animation se résumait au bar, à deux archaïques flippers, une boite à 45 tours pour faire plus vintage, d’où dégoulinait l’anthologie de la chanson française et les interminables parties de belote imbibées de p’tits blancs. Les vieux s’éternisaient là, plantés au milieu d’un bourg au teint devenu presqu’aussi terne que le leur. Émile n’aimait aucun jeu de cartes, mais restait lui aussi, faute de pouvoir aller se faire voir ailleurs. « Y m’mettront pas dans leur taule à grognards desséchés ! Quand j’partirai d’ma cambuse, c’est q’j’aurai démâté ».

           Un bon fond l’Émile, mais un rogneux quand même...

     

           « Marcel, cette fois c’est la bonne ! Houu, j’le sens ! » avait-il dit en se tapotant le bout du pif, au buraliste qui validait le ticket, si précieux en ce jour béni de superstition.

           De retour dans sa cuisine, devant un café, Émile rêve tout en se tartinant une demi-baguette de confiture de fraises. Avec tout ce pognon, il pourrait la conquérir ! Ouais il en était sûr ! Tout en trempant tartines et groin, il la voyait déjà là au fond du grand bol en céramique jaune. Bien roulée, de longues et fines gambettes... Il l’installerait en Normandie dans une p’tite fermette. Ouais, et rien que pour elle. Il n’aurait rien d’autre à penser que la bichonner. Bon, faudrait quand même qu’elle bosse un peu pour continuer à faire bouillir la marmite. Parce que le flouze, ça file vite... Mais le reste du temps, peinarde au vert, sûr que ça lui plairait...

           Toute l’après-midi, Émile se gava de photos sur des sites spécialisés. Laquelle allait être digne de lui ? Il y en avait tellement, le choix n’était pas facile. Il les matait toutes, longuement, une par une, attentif au moindre détail. Le poids, les formes, pas trop enveloppées, les robes, leur couleur, ce qu’elles avaient fait jusqu’à aujourd’hui. Tout en se mangeant les doigts, il hésitait, revenait en arrière. Celle-ci avait les mirettes pétillantes, cette autre avait comme qui dirait... un poitrail développé... Ça y était, il l’avait trouvée ! « Ah oui, elle a d’la classe ! » Il sortit une vieille bouteille de Single-Red irlandais pour fêter ça ! Devant l’écran d’ordinateur, il imagina leur rencontre et leurs premiers échanges. Il visualisait l’aménagement de la baraque, leurs promenades avec le clebs dans les prés alentour. Au sixième verre, ils étaient déjà très intimes. Il fantasmait sur les premières caresses, la claque amicale sur ses jolis arrondis alors qu'il... Bref, il s’impatientait déjà. S’affalant dans le canapé, Émile alluma la télé, il n’était pas encore vingt heures trente. Les pubs de chocolats et de jouets pour les mômes s’enchaînaient à l’approche des fêtes. « Font ch*** avec Noël... Allez quoi, y en a marre, le tirage ! ». Le clebs aboya comme pour acquiescer l’humeur de son maître, « Ferme-la le clebs ! ». Émile cramponnait son verre de Red d’une main, le ticket dans l’autre. Entre les deux, le cerveau était détrempé. Fin des pubs, « Ah ben c’est pas trop tôt ! ». Émile se redressa péniblement, le chien l’imita assis face au poste bien droit sur son postérieur. « Et tout de suite le bulletin météo pour la journée de demain... ». Émile se resservit la dernière rasade, la bouteille était vide, on n’aurait pu dire lequel était le plus raide des deux. « C’est pas Dieu possible ! Ils vont me faire canner ! » Enfin, l’écran annonçait le tirage de la « Super-gnotte ». Une jolie petite pépée en robe noire dévoilait enfin les résultats :

    - « Premier numéro... le 12...

    - Ouais le 12 !... Émile essayait d’écarquiller les yeux pour être bien sûr.

    - Deuxième numéro... le 7 !... Troisième... le 18 !

    - Houhouuu, le clebs, 7... 18... J’les ai ! Ça sent bon la fraîche...

    - Quatrième.... »

    Le front d’Émile perlait de sueur alcoolisée, le ticket tremblait dans sa main... Au cinquième numéro, il les avait tous ! Sa belle était à portée d’une dernière boule blanche... Un peu plus et il tombait dans les pommes !

    - « P*** de Dieu ! T’entends le clebs ? Les quinze patates sont à nous ! Tu t’rends compte le clebs ? On est riche ! Et elle sera bientôt avec nous, regarde comme elle est belle... ».

     

           Cramponnant son ticket, Émile avait mille images qui lui trottaient dans la tête, comme de magiques nébuleuses. Il n’avait jamais rien gagné, et voilà qu’il était millionnaire ! Il pleurait comme un gosse secoué par les sanglots d’un immense bonheur. Enfin, la vie lui serait plus douce... Une belle promesse d’extases partagées avec sa belle, et le clebs bien sûr. Cette nuit-là, le sommeil fut inaccessible pour Émile, futur fier propriétaire d’une fermette normande de briques rouges posée dans un écrin de verdure, où il installerait sa belle, tant désirée et déjà tant aimée. Il se voyait, tous les deux se baladant sur la plage de Deauville les week-ends baignés d’un soleil immense... Cabourg dans la douce fraîcheur d’hiver... La nuit fut aussi blanche que la future robe de la belle.

     

           Le lendemain au zinc, Émile paya une tournée générale ! « Royal au bar ! Blanc-cass’ pour tout le monde ! Eh, c’est pas tous les jours qu’il y a un millionnaire au bar-tabac et articles de plages de Calamar ! » Émile fila son ticket gagnant à Marcel.

    - « Alors... ça fait combien au juste ? ».

    Marcel introduit le merveilleux bout de papier dans la machine. La tête du lascar changea aussitôt de couleur

    - « Émile, y a un problème...

    - Comment ça, un problème ? Déconne-pas, j’ai les six numéros j’te dis !

    - Oui oui, les six...

    - Bah alors ? Pas d’embrouille hein ! Vas-y raconte ! Ça fait combien ?

    - Ben... Incroyable...

    - Allez, dis... Combien de zéros ?

    - La machine donne le ticket à quatre cent cinquante et un euros et quatre-vingt-un centimes...

    - Quoi ? Tu te fous de ma gueule là ? Elle merde ta bécane !

    - Ben non ! Mais, tu sais l’Émile, les mecs de la Nationale des Jeux, le plus souvent, y rasent gratis ! C’est pas plus que du rêve à deux balles mon pauv’ vieux ! » avait-il rétorqué.

     

           Le midi même, radios et journaux télévisés relataient l’incroyable gain de la « Super-gnotte » empoché par trois cent trente-deux joueurs dans toute la France. Autant de gagnants au premier rang, c’était du jamais vu ! La tête encore embuée dans l’alcool de la veille, cette annonce l’achevait. Émile rentra la tête basse dans son appart’ miteux, tirant sur la laisse du sac à puces. Il accrocha son pardessus à un des crochets du couloir, et machinalement le collier du clebs à celui d’à côté. Le chien couina un instant puis pendouilla inerte. Émile fut retrouvé trois semaines plus tard au vu du développement des nécrophages, pendu à la poutre de la cuisine. Pas un mot, aucune lettre... Juste une photo qui traînait sur la table...

     

           Adieu « Belle du Nazot »... splendide p’tite trotteuse qui aurait pu gagner quelques courses à Deauville... Cabourg... P’tre même le prix d’Amérique, allez savoir...

     

     

     

     

    Anna – 13 décembre 2013 

     

     

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    * ANIMATION * Floating in my mind

     

     

    Un film d’animation de l’école des Gobelins qui raconte l'histoire de la vie, faite de rencontres, de souvenirs...

     


    Réalisé par Hélène Leroux.

     

     

     

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    * L'ENCRIER * « Les Crayons Rouges »

     

     

     

           Assise sur le banc adossé à l’appentis à bois, Léonie regarde l’aube se lever. Ses yeux d’un bleu topaze presque cristallin n’y voient plus guère, mais ne se lassent pas de cet enchantement. Les premières brumes diaphanes de l’automne se déchirent lascivement dans les derniers rayons déjà blancs. Le voile doucereux dénude les pâtis dans une odeur d’herbe humide et d’agarics champêtres, caresse les gris bardeaux des quelques toits encore debout. La lumière accouche enfin les premiers contreforts au-dessus des verts alpages. La montagne se démasque pierre après pierre, imposante et fière, plastronnant de son fronton de roche. « Tu n’as pas bougé toi ma belle, tu seras toujours là... Moi, j’arrive au bout du temps...» murmure Léonie.

     

           La vieille se cramponne au bâton et se lève dans ses habituelles douleurs. Elle ferme lentement sa masure aux volets déjà clos. Comme à l’ordinaire accroche la clé au clou derrière la grosse pierre. À pas mesurés, elle se met en route s’appuyant sur son fidèle compagnon torsadé par son Augustin dans la branche d’un solide châtaignier. Plus d’âme dans ce village qui fut le sien... elle est la dernière à partir. Pourtant, Léonie les entend toutes, ces âmes qui ont insufflé la vie dans ces ruelles. Léonie s’arrête un instant devant la façade défraîchie de l’épicerie en déconfiture. Ah ma bonne Marguerite... que sont devenues les commères confessant à voix basse quelques secrets d’alcôve ou les vipères débagoulant leur fiel entre les miches de pain et les tranches de jambon sec ? Léonie dodeline de la tête, pensive... puis poursuit son chemin avec une lenteur contrainte. Plus loin, reprend son souffle, s’assied sur une grosse pierre et pose les deux mains chiffonnées sur le brigadier. Devant elle, une bâtisse en ruine, feu la Mairie et l’école communale. Ah mon Augustin... te souviens-tu des rires pétillants emplissant la cour et les marelles ? J’entends encore les plumes accrocher les fibres des cahiers, la craie crisser sur la noire ardoise du tableau. Je sens l’encre bleue de leurs doigts, l’odeur du foin enveloppant leurs tabliers aux fenaisons. Je revois leurs têtes studieuses, langues affleurant, sur les déliés d’une dictée et celles rêveuses vers les cimes quand revenaient les beaux jours... Un sourire s’esquisse entre ses joues flétries. Ces sacripants me chipaient toujours mon crayon de couleur rouge pour que je ne puisse corriger leurs fautes. Te souviens-tu ? Combien ai-je dû en racheter chez Marguerite... Pourtant, je les aimais bien... Léonie dodeline du chef, rêveuse... Que sont-ils devenus mes petits ?... Et la vieille se remet en marche... Le clocher de la chapelle Saint Jean ne résonne plus dans la vallée depuis longtemps. Il en a annoncé des messes, des mariages et des baptêmes... « Oui, et le glas des enterrements, oui pour les morts aussi... » marmonne Léonie, tête baissée sans s’arrêter, repensant à tous ceux qu’elle avait vu partir avant elle.

     

           Le chemin s’échappe entre les orties, les herbes folles, les églantiers et les mûriers sauvages qui ont empourpré plus d’une bouche gourmande. Léonie peine dans la côte, s’équilibrant sur le bâton, écartant les ronciers. Le sentier sillonne les derniers champs pierreux abandonnés des socs et des faux depuis trop longtemps. Déjà âpre, la pente se durcit encore ralentissant le pas de Léonie, torturant ses articulations, alarmant son cœur. Mais la vieille ne cède pas, la montagne se laissera gravir une dernière fois. Enfant avec les chiens des transhumances, combien de fois a-t’elle foulé ses rochers escarpés, bondissant de roches en pierrailles tel un chamois prenant la fuite ? « Ah ma bonne Léonie, tes jambes n’ont plus quinze depuis belle lurette, seules les potions d’apothicairerie te tiennent désormais en vie et te sombrent le sang. La montagne te survivra... ».

           Là-haut, dans le creux des vallées, la roche se fend en fraîche cascade à l’ombre des mélèzes. Léonie se hisse à grand-peine, soufflant et fourbue. C’est là, dans cette clairière réinventée que son aimé lui a déclaré le flamboiement de son cœur, et là qu’elle a choisi de le retrouver, elle sent son heure la ronger de l’intérieur. Cet insidieux qui lui dévore l’âme et le corps plus fort que toutes médications. S’asseyant adossée au tronc d’un arbre, son regard topaze embrasse l’horizon avec passion. Au crépuscule, quand le soleil s’éparpille en sanguine, deux agates jaunes sortent à pas lents de la sombre futaie et s’approchent silencieusement. Un grand loup brun se campe à ses côtés, s’assied et regarde comme elle vers le lointain. Léonie est prête, éteint ses yeux et s’endort sereine.

     

           L’eau rieuse s’abandonna mélancolique en une pluie de mille pétales de rose... rouges...

     

     

     

     

    Anna – 24 Août 2013

     

     

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    * EXPO * L’Atelier en Plein-Air : Les Impressionnistes en Normandie

     

     

    L'exposition L'Atelier en plein air met en lumière une cinquantaine d’œuvres issues de collections particulières et d’institutions européennes et américaines. Elles retracent l’histoire de l’Impressionnisme, de ses  précurseurs aux grands maîtres

     

     

    Le XIXe siècle voit apparaître un genre pictural nouveau, celui du paysage en plein air.

     

    Né en Angleterre, ce courant arrive sur le continent dès les années 1820. La Normandie va alors devenir, pendant un siècle, la destination préférée des peintres d’avant-garde. La beauté́ et la diversité́ de ses paysages, la richesse de son patrimoine architectural et la facilité d’accès par bateau ou par diligence séduisent entre autres les artistes.

     

     

    * EXPO * L’Atelier en Plein-Air : Les Impressionnistes en Normandie

    Claude MONET - Étretat La porte d’Aval (bateaux de pêche sortant du port - 1885)

     

    * EXPO * L’Atelier en Plein-Air : Les Impressionnistes en Normandie

    Paul SIGNAC - Port-en-Bessin (Le Catel - 1884)

     

     

     

    Au Musée Jacquemart-André (75008)

    du 18 mars au 25 Juillet 2016

     

     

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    * L’ENCRIER * « Victor et Victor X » Eugène Delacroix - Un lit défait

    Eugène Delacroix - Le Lit défait (1827 - Aquarelle)

     

     

    Dans le cadre du programme de Français pour les élèves de Première, il est proposé « Réécritures, du XVIIe siècle à nos jours », avec l'étude de deux textes pour élargir et structurer la culture littéraire des étudiants en les incitant à problématiser leur propre réflexion... 

    Jouons un peu...

     

     

    Victor et Victor X

     

     

           « Demain, dès l'aube... »

    Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
    Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
    J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
    Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

    Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
    Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
    Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
    Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

    Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
    Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
    Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
    Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

     

     

     

    « Deux mains, quelle daube... »

     

    Demain, c'est l’aube, à l’heure où blanchit ma compagne,

    Je jouirai. Vois-tu, tu sais que c’est bandant.

    J’irai dans ta forêt, flânerai sur tes montagnes.

    Je ne puis demeurer hors de toi si longtemps.

     

    Je banderai les yeux fixés aux seins dressés,

    Saints perchoirs de Pandore, sans en fendre aucun fruit,

    Seuls, nos corps nus, libido refourbées sur ton chemin doré.

    Égoïste, sans débours pour moi, tu seras belle-de-nuit.

     

    Je ne payerai ni or ni pourboire qui t’incombent,

    Avant de mettre les voiles, reprenant l’ascenseur.

    Et quand je rentrerai, rêverai sur mes lombes,

    Fanfaronnet tout vert, à ta bruyère en fleur.

     

     

     

    NB. : Pour (j'espère) excuser cet écart de langage à propos d'un texte douloureux sur la mort d'un enfant, notons que notre auteur était grand non seulement par son œuvre mais également, selon les allusions dans les correspondances de Juliette Drouet, fort vert, insatiable et toujours amant vigoureux à l’aube de ses 80 ans.

    NB. 2 : Texte initié en commun, un soir de gentil délire avec mon fils, et l'on s'est bien amusé.

     

     

     

     

     

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    * À Vous de voir * Petit scarabée médite

     

     

    « Quantum Jump », un court métrage d’animation de Hayk Sahakyants sur les mésaventures d’un apprenti moine.

     

     

     

     

     

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    * L'ENCRIER * « Submersion »

     

    Yann Tiersen – « L’absente »

     

     

     

    Alors la vague s’engronde, déroule

    Manteau vert sombre, l’hermine au col.

    Vois-tu la horde d’écume aux loups babines ?

     

    Alors la vague charrie, galère éclats de verre

    Bien trop polis pour oser mugir aux mords.

    Sens-tu les lames s’écorcher sans fond ?

     

    Alors la vague s’engouffre, s’échancre avide,

    Amère majesté aux tréfonds de l’immense.

    Entends-tu son chahut distiller le silence ?

     

     

     

    Anna* - En hommage à ... - 19 Mars 2016

     

     

     

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    * À Vous de voir *  À cheval mais à cru

     

     

    « On-les-autres » (les guillemets n'aiment pas la délation) vous invite à fêter les 100 ans de la naissance du mouvement DADA. 

     

    Super racolant, le délire devient vite allécheur... ou l'inverse ? Bref... Aussitôt - chouette-pouet« On-nous-autres » s’imagine courir le derby sans selle, commencer par cravacher l’arrivée pour tricoter plus vite ses pelotes, et les perdre sans aucun doute - toutes - les nerfs et l’haleine sur la pelouse... 

     

    Soudain, ça colle partout, ça dégouline de règles. Pas comme une affiche barbouillée à la sauvette sur un mur trop beurré par une nuit bancale entre camarades de bastringue, une qui baverait de travers, une dada-dégoulineuse en somme. Non... Des règles canonnées à la Vauban, avec cinq carrés dans les coins, restez bien les pieds dans les étriers, respirez, poussez, poussez...

      

    « Tout envoi ne respectant pas l’une de ces 5 CONSIGNES
    ne sera pas pris en compte. »
      

     

     

    Ouh la la... C'est pas joli très bô tout ça... « Y-les-autres » z'ont pas respecté ! Alors « On-les-autres », de grands DADADETS sans doute, vous « Les-nous-autres » mettent dehors ! 

     

    Mais, ce s'rait-y pas faire du* À Vous de voir *  À cheval mais à cruavec une camisole qui nous « Les-on-nous-autres » empêcherait de galoper sur la tête ? Tristan, André, Max... au secours vous autres ! 

    Alors moi, « La-on-autre », ai décliné, poliment mais dadaïquement, sans me cabrer juste dans les non-règles de l'Art.

     

     

    Le rappel des faits est ici M'sieur l'inspecteur...

     

     

     

     

     

     

     

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    * COULEURS * « Brumaille »

     

    « Brumaille » - Pastels secs (dernier dessin main gauche)

    31 X 41 cm - Février 2016

     

     

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    * À vous de voir * Caillebotte – Peintre et Jardinier

     

     

     

     

    Longtemps considéré comme un peintre amateur, souvent collectionneur et mécène de ses amis, Gustave Caillebotte apparaît aujourd'hui comme l'une des figures majeures du groupe impressionniste. Célèbre pour ses compositions inspirées du Paris d'Haussmann, il a consacré une part importante de sa production à l'évocation des jardins.

     

    Le parc de la demeure familiale d’Yerres a régulièrement été le principal sujet, avant qu’il ne fasse l’acquisition d’une propriété au Petit Gennevilliers. Tout comme son ami Claude Monet, il nourrit une passion pour l'horticulture, et privilégie l'évocation de cet univers végétal. 

     

     

    Au musée des impressionnismes Giverny, environ quatre-vingts œuvres, peintures et dessins, seront réunies pour évoquer cet aspect de son art.

     

     

    * À vous de voir * Musée Giverny

    Avec la réouverture du Musée de Giverny,

    Du 25 mars au 3 juillet 2016

     

     

     

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